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TUNISIE: la société civile réservée sur la « politique de voisinage »

Bruxelles, 12/06/2015 (Agence Europe) – La société civile tunisienne manifeste

Bruxelles, 12/06/2015 (Agence Europe) – La société civile tunisienne manifeste son mécontentement. Elle critique la façon dont elle est consultée préalablement à la révision de la Politique européenne de voisinage (PEV) de l’UE. Elle demande plus de temps et une analyse approfondie des causes de l’échec de cette politique.

Les consultations en cause sont initiées par l’UE et organisées sur place par sa délégation à Tunis. Une première réunion a eu lieu jeudi 11 juin, siège de l’Assemblée des Représentants du Peuple (le parlement).

Ces associations sont: le puissant syndicat ouvrier UGTT (Union générale des travailleurs de Tunisie), les affiliés tunisiens du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).

Elles regrettent le temps « trop court » alloué à ces consultations. Cela « ne permet pas d’avoir accès de manière approfondie » à toutes les données sur la Politique de voisinage ». Elles « et demandent de ne pas clore leur durée avant la fin juillet ». Elles réclament ainsi que soit ouvert un débat concret sur les raisons qui ont conduit à « l’échec de la Politique de voisinage » et de ne pas se borner, comme le fait la Commission européenne, au simple constat de cette défaillance.

Sur l’ALECA (accord de libre-échange approfondi), les associations exigent du gouvernement une étude d’impact nationale et des concertations ordonnées avec tous les acteurs avant toute ratification. La Tunisie et l’UE ont décidé d’ouvrir des négociations à ce sujet dès octobre.

Elles demandent également que ce soit désormais le Parlement national qui organise et lance les invitations et non l’UE.

Déjà, à Bruxelles fin mai, les associations tunisiennes avaient critiqué l’interventionnisme de la délégation de l’UE qui leur paraît choisir ses interlocuteurs tunisiens et ne pas écouter suffisamment la société civile. Elles constatent, en outre, que le programme de travail, 2013-2017 dans ce cadre a été conçu dans un contexte de fragilité de l’État tunisien et ne tient pas compte de l’évolution institutionnelle actuelle.

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